CAC 22 – 23 AORC

Après deux défaites et avant deux déplacements périlleux à Auch puis à Fleurance, le CAC n’avait qu’un seul but au coup d’envoi de la rencontre : la victoire. De son côté, après un match nul et un succès, l’AORC se déplaçait sans réelle pression sur un stade nouveau aux yeux de la génération qui allait œuvrer.

Si le public basque n’avait pas bravé les restrictions sanitaires, les locaux ont pu s’appuyer sur un public qui avait copieusement, et conformément aux règles en vigueur, rempli les gradins, et qui n’a eu de cesse d’appuyer ses protégés pendant les 80 minutes du combat sans merci que se sont livré les deux formations.

C’est sous un ciel chargé mais clément que l’arbitre donne le coup d’envoi de la rencontre. Du côté des locaux, on ressent une certaine tension en début de match mais les cacistes se mettent rapidement en action et campent pendant les 10 premières minutes dans le camp adverse.

Les visiteurs se montrent toutefois sûrs de leurs bases et perturbent chaque lancer en touche des Tarn-et-Garonnais en grosse difficulté dans l’alignement. Le score évolue au gré de la réussite des buteurs jusqu’à la 35e qui voit Chabat aplatir le cuir dans l’embut local après une pénaltouche et un beau mouvement de sa ligne de trois-quarts. A la mi-temps, l’AORC mène 9-13 en ayant montré une belle organisation malgré quelques belles intentions manifestées par le CAC.

Les visiteurs montrent les mêmes intentions en début de deuxième acte et scorent par l’inévitable Toulouze avant d’inscrire une superbe réalisation par Fischer venu de son aile opposée et servi sur un astucieux relai d’Ayarza. On arrive alors à l’heure de jeu et les Tarn-et-Garonnais, fidèles à leurs valeurs, décident de sonner la révolte. Ils montrent de belles qualités en mêlée et manquent de scorer en allant par deux fois derrière la ligne mais sans pouvoir aplatir.

Anglet met alors les barbelés mais Fischer prend une biscotte à 8 minutes de la fin de la rencontre. En supériorité numérique, les locaux vont finir par aller à dame par l’inarrêtable Jules Bertrand, auteur d’une belle revue d’effectif de la défense basque.

Il reste alors 5 minutes et le CAC revient dans le camp angloys avec l’espoir de scorer. Les visiteurs sont en difficulté mais, alors que les débats se déroulent dans les 22 mètres visiteurs, considérant probablement que le jeu n’avait connu aucun arrêt, le juge du jeu siffle la fin du match exactement 40 minutes après avoir sifflé le début de ce deuxième acte. Ce coup de sifflet n’est pas pour mécontenter l’AORC qui commençait à nourrir quelques doutes et à montrer quelques signes de lassitudes.

Malgré la belle performance des cacistes lors de la deuxième période, ces derniers pourront nourrir quelques regrets après s’être montré trop souvent en difficulté dans l’alignement et trop souvent à la faute dans le premier acte. Toutefois, ils marquent leur premier point avec un bonus défensif très largement mérité. Ils se sont montrés solide en mêlée face à une très belle et complète équipe d’Anglet et ont réalisé de beaux mouvements, notamment dans le deuxième acte. Avec cette rencontre, le CAC tient probablement une prestation qui termine sa montée en puissance avant deux déplacements à hauts risques à Auch et Fleurance qui pourraient leur permettre de mettre en exergue les progrès enregistrés.

(Extraits La Dépêche du midi du 12 octobre 2020)

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