CAC 50 – 22 ASL

Le CAC abordait le dernier match d’un bloc monumental à son échelle ce dimanche. Avant de débuter la rencontre, les cacistes savaient qu’ils allaient devoir faire preuve de leur légendaire solidarité ainsi que d’une concentration irréprochable pendant 80 minutes pour avoir une chance de faire tomber la deuxième très grosse écurie de la poule : l’A.S.Layrac.

La discipline ainsi que la conquête étaient également des sujets sur lesquels les locaux savaient qu’ils devaient se montrer plus à leur avantage que le weekend précédent. Mais le club de la sous-préfecture devait se passer de trois éléments clés de son effectif, puisque, blessés, Julien Gracia et Hugo Boué avaient dû déclarer forfait durant la semaine et Eddy Lombard-Buret était suspendu pour avoir écopé de son troisième carton jaune.

Côté visiteurs, c’est en dauphin du leader et sans pression particulière que les Lot-et-Garonnais se présentaient à Alary après avoir étrillé Lévézou-Ségala sept jours plus tôt. Il n’en demeure pas moins qu’ils avaient clairement annoncé qu’ils abordaient la rencontre pour la gagner d’autant que le groupe visiteur avait besoin d’engranger de la confiance avant leur derby face à Valence. La tension est palpable au coup d’envoi du coté des locaux et rapidement les Layracais s’installent dans le camp caciste. On sent les locaux prêts à céder et c’est ce qui arrive à la 11e, par Goguet, le deuxième ligne bleu et blanc qui transperce la défense tarn-et-garonnaise et va à dame. On craint alors que les joueurs du CAC ne craquent, d’autant que Layrac porte une nouvelle fois le cuir en terre promise, mais sans scorer, Lilo étant revenu du diable vauvert pour défendre et provoquer un en avant dans l’en-but de son adversaire.

Quelques minutes après, le buteur lot-et-garonnais voit son coup franc s’écraser sur le poteau. En cinq minutes, Layrac vient de laisser passer sa chance de faire le break et de mettre le doute dans la tête des Castelsarrasinois. Dès lors, les mouches ont changé d’âne et ne changeront plus de monture.

Demeurés solidaires dans la tourmente, les « Rouge et blanc » vont progressivement mettre la main sur le ballon. Petit à petit, ils investissent le camp des visiteurs et font mal aux visiteurs. Les mouvements s’enchainent avec une parfaite symbiose entre avants et trois quarts. Porté par ce beau collectif, c’est Andron qui parvient le premier en terre promise aplatissant le cuir entre les pagelles. Peu de temps après et juste avant les citrons, Lilo est servi en bout de ligne par Bertrand suite à un renversement du jeu. Les locaux parviennent ainsi à la mi-temps avec un avantage de cinq points. On se dit que cet avantage est précaire et que les visiteurs demeurent en mesure de renverser le cours du jeu.

Mais, dès la reprise, le festival des cacistes va reprendre avec des envolées mêlant à la perfection avants et arrières. Tout d’abord, idéalement servi par Dumail, Bertrand s’élance sur le bord de la ligne pour un sprint de 50 mètres en ligne droite, direction l’en-but, face à une défense « Bleu et Blanche » médusée par les appuis du jeunes trois quart. Le CAC vient de faire le break mais a décidé de ne pas en rester là. D’ailleurs, Bertrand remet ça dix minutes plus tard, sur la même aile prenant à nouveau de vitesse les Layracais sur un coup de pied à suivre d’école pour lui-même. Les vagues « Rouge et Blanche » vont continuer et une relance de ses 40 mètres de Lilo lui permet de servir son capitaine, Loïc Laborie, qui met à son tour les cannes et casse deux placages avant d’aller à dame. Dans un très grand jour, Lilo se refait la malle à la 63e avant de servir Dunlop qui finit sa course en terre promise. Le score et le bonus offensif sont alors ultra sécurisé et les Layracais profiteront de la fin de match pour scorer à deux reprises avant que Myron Dumail ne conclue une très belle prestation en marquant son essai servi par un Lilo impérial.

Du côté du public, on a alors du mal à y croire mais, face au dauphin de la poule, le tableau d’affichage affiche bien 50 à 22. Les gradins d’Alary chavirent de bonheur au coup de sifflet final et chacun se réjouit de la manière affichée par les protégés du duo Deltour/David, et de l’homogénéité retrouvée au niveau de toutes les lignes.

Extrait de La Dépêche du Midi du 25 novembre 2019.

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