On entend souvent les nouvelles recrues parler de famille dès qu’elles évoquent les raisons de leur venue au CAC. Cette symbolique peut paraitre galvauder pour qui ne partage pas la vie du groupe. Et pourtant, l’histoire que nous allons vous narrer aujourd’hui illustre parfaitement l’état d’esprit du club de la sous-préfecture.

En effet, Dominique Gaurand sera pour la saison prochaine l’entraineur des Espoirs du club de la sous-préfecture. Quand nous l’avons joint pour réaliser son portrait, il a tout de suite insisté sur les raisons filiales de sa venue dans le staff des « Rouge et Blanc ». En effet, il a découvert le rugby tout minot à la Nicolaïte où le père de Fabrice Bely venait de créer une école de rugby. Il y débute avec Fabrice Bely et Thierry Lavergne. Il se rappelle ce temps où ils étaient une centaine de gamins à faire chanter l’ogive sous la direction d’un éducateur qui n’était autre que le curé du village. Il restera à Saint Nicolas jusqu’en cadet avant de rejoindre le CAC que présidait Michel Pons. Un entraineur l’a particulièrement marqué par sa capacité à fédérer toute une génération : il s’agit de Jean Pellégrino. S’en suivront 6 années en Seniors à Beaumont de Lomagne avant de terminer sa carrière de joueur par 4 années à Moissac. Pendant ce temps, il décroche le titre de champion de France des pompiers avec Thierry Lavergne. Il entrainera ensuite, d’abord dans le club de ses débuts, avec lequel il obtiendra 2 titres de champion des Pyrénées, avant d’intégrer le staff de Bon Encontre où il rencontre un certain Nicolas Deltour. Mais, les liens créés à Saint-Nicolas dans les années 80 sont tels que le groupe d’alors apprécie toujours autant de se retrouver au point que, lorsque Fabrice Bely l’appelle pour lui proposer de venir entrainer les Espoirs du CAC, il décide de se lancer dans cette nouvelle aventure humaine. Il s’est livré au début de l’été pour nous expliquer les raisons de sa venue.

Comment vous êtes-vous décidé à venir coacher les Espoirs du CAC ?

Dominique Gaurand: Fabrice Bély qui est presqu’un frère pour moi m’a d’abord appelé. J’avoue que je ne me voyais pas lui dire non. Cela me fait énormément plaisir de partager un nouveau brin de chemin avec lui. Mais, au-delà des liens que nous avons, j’ai aussi rencontré Mouss Garioub qui m’a présenté le projet et cela m’a encore plus donné envie d’intégrer cette nouvelle aventure. Son discours m’a vraiment plu. En plus, tout le monde sait que le CAC est un club qui a toujours été bien géré et qui est d’abord construit sur la force de sa formation. Les éducateurs y font un super travail qui porte ses fruits en Seniors avec une forte participation des jeunes issus du sérail en équipe fanion. J’avais aussi plaisir à venir travailler avec Nicolas Deltour dont je connais et apprécie la droiture. Enfin, entrainer au CAC me permet de me rapprocher de Saint Nicolas, où je réside et où grandit ma fille de 12 ans qui est une grande supportrice du RCT.

Pensez-vous que le CAC a les qualités pour évoluer en Fédérale 1 ?

DG: Pour cela, il faut être bon sur deux volets : technique et fonctionnel. Du point de vue fonctionnel, Fabrice Bély et Philippe Bertrand sont très complémentaires. Ils ont montré qu’ils prenaient des décisions importantes de manière concertée et réfléchie. La montée en Fédérale 1 en est un parfait exemple. Je trouve que c’est bien d’avoir pris l’avis de tout le monde avant de valider cette promotion. Autour d’eux, le groupe de dirigeants est soudé, efficace et solidaire. Depuis mon arrivée, j’ai pu constater qu’il y avait toujours un gros engouement des bénévoles autour du club. C’est l’esprit de famille qui me plait tant. Ça donne envie de s’investir encore plus. C’est donc un atout majeur pour notre avenir. Ensuite, sur le plan technique, la qualité et le potentiel sont là. C’est une première du club en Fédérale 1 donc l’année sera dure, mais quand on passe un peu de temps avec les joueurs, on voit rapidement que nous avons à faire à de vrais compétiteurs. Il y a un noyau dur avec des gars qui ont la tête sur les épaules et qui vont vers les nouveaux arrivants. C’est en Espoir qu’il y a le plus de changement. Là, il s’est agi pour nous de reconstruire une équipe, ce qui est d’autant plus intéressant. J’ai pu constater que les recrues avaient déjà l’état d’esprit du club. Donc, oui, je pense que nous avons ce qu’il faut pour évoluer en Fédérale 1.

Pouvez-vous nous parler un peu du projet de jeu ?

DG: Il faut souligner le travail impressionnant que réalise Mouss Garioub. C’est un vrai manager. Le projet de jeu qu’il a construit est très séduisant et convient bien au groupe. Il s’agit de mettre en place un jeu peu restrictif où les joueurs ont une marge d’initiative intéressante. Du coup, le groupe est très investi et, sur les entrainements que nous avons déjà faits, j’ai vu des jeunes qui s’envoyaient sur le terrain. Ils sont arrivés affutés après le confinement. Je n’en ai pas vu un râler. La solidarité sera le maître mot d’une saison qui sera forcément enrichissante sur les plans sportif et humain. Ils seront prêts à en découdre.

(Extrait de la Dépêche du Midi du 22 août 2020)

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