Champion de France et international Congolais en Haltérophilie, le natif de Brazzaville se fait une joie de poser ses valises à Castelsarrasin après une année à Arcachon sur laquelle il ne souhaite pas s’attarder.

Inspiré par le jeu de Carl Hayman et toujours coaché par Gurthrö Steenkamp qu’il apprécie beaucoup, le nouveau pilier droit du CAC prend toujours beaucoup de plaisir à raconter l’année de junior au cours de laquelle, son équipe orléanaise est demeurée invaincue. Du haut de son mètre 86 et fort de ses 125 kg de muscles, il nous a reçu alors qu’il était encore dans les cartons avant son déménagement en terre tarn-et-garonnaise.

– Vous avez un beau palmarès en haltérophilie. Comment vous est venu l’idée de venir au rugby ?

Jeancel Hemilembolo: En fait, j’ai commencé par le rugby. J’ai découvert l’haltérophilie grâce au rugby et aux séances de musculation dans lesquelles je prenais beaucoup de plaisir. Il se trouve qu’au fil du temps, j’ai eu des résultats intéressants en haltérophilie qui m’ont contraint de mettre la pédale douce sur ce que je préférais pour pouvoir me consacrer à ma carrière internationale en haltérophilie. Cela m’a permis, entre 2013 et 2015, d’être vice-champion puis champion de France et de participer chez moi, au Congo, aux jeux olympiques africains. Mais à la naissance de mon fils, en 2017, j’ai ressenti le besoin de revenir à mes premières amours. En plus, Nicolas Mire qui avait été mon premier entraineur à Saint-Jean de Braye, dans la banlieue d’Orléans, et que je considère comme mon deuxième père, voulait que je chausse à nouveau les crampons avec l’équipe 1 de la capitale de la région Centre Val de Loire. J’ai découvert le rugby avec lui, alors il m’a convaincu assez facilement. J’ai ensuite été repéré par Chartres avant d’arriver l’année passée à Arcachon.

– Pourquoi avoir décidé de rejoindre le CAC ?

JH: Mon intégration à Arcachon n’a pas été idéale. Je n’y ai pas trouvé ce que j’étais venu chercher. Dès le mois de décembre, j’avais pris ma décision de quitter le RCBA. Le confinement a perturbé ma recherche mais, avec le CAC, j’ai trouvé ce que je cherchais, à savoir un club avec un esprit famille fortement marqué qui donne l’envie de se dépasser tous les dimanches. J’ai longuement échangé avec Mouss Garioub et j’ai même rencontré Dragos Dima pour évoquer la mêlée. Nicolas Deltour m’a aussi appelé pour m’expliquer ce qu’il attendait d’un profil comme le mien. Tout est clair et c’est ce qui m’a aidé à prendre ma décision. Même si j’avais d’autre propositions, le projet du CAC m’a semblé ambitieux sans négliger l’aspect humain. En plus, le club m’a également permis de me projeter sur ma vie après le rugby et cela a été déterminant dans le choix que j’ai fait et annoncé le jour de mon anniversaire, le 25 avril. Maintenant, c’est à moi de faire le job.

– Que pouvez-vous nous dire de votre nouveau club ?

JH: Tout d’abord, j’ai été impressionné par les installations qui sont vraiment dignes d’un club de Fédérale 1. C’est à nous d’en faire le meilleur usage pour permettre au public de vibrer. Ensuite, le groupe est jeune et dispose vraiment d’un gros potentiel. Le socle est bâti sur un très bon cru qui se connait très bien. Je pense que tous les ingrédients sont là pour que nous évoluions très favorablement à ce niveau de compétition, d’autant que, ce qui fait plaisir, c’est de voir la capacité qu’a ce groupe à intégrer les nouveaux comme moi. Cela nous facilite la tâche et nous permet de donner d’emblée le meilleur de nous-même. Je voudrai ajouter que je remercie sincèrement les dirigeants et le staff pour m’avoir fait confiance à un moment où la crise était au plus fort et où il n’était certainement pas simple, pour tous les clubs, de se projeter sur le recrutement. J’espère que les conditions permettront au public de venir nombreux et de jouer à fond son rôle de 24ème homme.

(Extrait de La Dépêche du Midi du 12 août 2020)

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